- Mémé, tu as des bonnes dents ?
- Hélas non, mon chéri...
- Ah, parfait ! Tu peux surveiller mes caramels ?...
mardi, juillet 27 2010
blague de mémé
Par daniel.san le mardi, juillet 27 2010, 11:49
samedi, juillet 3 2010
canicule
Par daniel.san le samedi, juillet 3 2010, 09:48
Cette canicule est «un phénomène local nécessitant une vigilance particulière pour les personnes sensibles ou exposées», précise le bulletin du centre météorologique inter-régional de Lyon. Météo France appelle à la vigilance concernant les personnes âgées et les enfants. L'agence recommande de boire au moins 1,5 litre d'eau par jour et de ne pas sortir pas aux heures les plus chaudes, de 11 heures à 21 heures. «Mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour à l'aide d'un brumisateur, d'un gant de toilette ou en prenant des douches ou des bains», ajoute le bulletin. Météo France recommande aussi le port du chapeau dans la rue et renvoie vers le site du ministère : http://www.sante.gouv.fr/ . Ces recommandations sont valables partout sur l'hexagone en ce moment où le thermomètre dépasse très largement les 30°C.
jeudi, juillet 1 2010
Les confidences de Sarkozy aux députés
Par daniel.san le jeudi, juillet 1 2010, 09:07
Nicolas Sarkozy a réservé ses annonces aux parlementaires UMP qu'il recevait, mercredi au Palais de l'Élysée, à l'occasion de la fin de la session parlementaire. Crédits photo : Le Figaro
Devant les députés UMP reçus à l'Élysée mercredi,le chef de l'État a promis un remaniement en octobre. Premiers visés, Christian Blanc, Rama Yade et Alain Joyandet.
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Les temps changent, même à l'Élysée. Les députés UMP, reçus mercredi à déjeuner par le président de la République, ont eu droit à un buffet light. Principalement composé de fromages et de fruits. Le plat principal, c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui l'a servi aux élus de sa majorité en répondant longuement à cinq questions. Sans faire de propos liminaire.
Surprise: à 13 heures, les parlementaires sont encore peu nombreux dans la salle des fêtes. À peine 200 sur 314. Il est vrai que les travaux en commission battent leur plein le mercredi matin. François Baroin, le nouveau ministre du Budget, est la guest star de la commission des finances en fin de matinée. C'est donc au compte-gouttes que les invités rejoignent le palais présidentiel où les députés ont porte ouverte depuis les élections régionales.
Après deux questions convenues sur la réduction des déficits publics puis sur la gouvernance européenne, Bernard Debré met les pieds dans le plat en évoquant l'affaire Woerth-Bettencourt. D'un ton familier, le député de Paris lance: «Ça part en vrille, nous conservons toute notre amitié à Éric Woerth, mais peut-il rester trésorier de l'UMP en étant ministre?» Autour de lui, ses collègues restent médusés par l'audace de l'élu parisien.
Crever l'abcès
Le président, lui, est presque ravi de crever l'abcès. Sa riposte est prête. Sa réponse va prendre la forme d'un long plaidoyer sans ambiguïté en faveur de son ministre du Travail. Ce qui lui vaut les applaudissements des députés, «très soudés derrière Woerth», note un élu présent dans la salle. La démonstration présidentielle commence par une description de l'affaire: «Liliane Bettencourt est la femme la plus riche de France et elle est restée en France. Est-ce qu'on aurait préféré qu'elle parte en Suisse? Si elle avait tout lâché, L'Oréal serait déjà suisse… Je ne veux pas qu'elle foute le camp en Suisse, moi!» Le président assure que la plus grande fortune de France n'a bénéficié «d'aucun avantage fiscal», se portant garant qu'Éric Woerth, en tant que ministre du Budget, n'a, «à aucun moment, donné d'instruction de quelque nature que ce soit ».
Sur un ton plus familier, Nicolas Sarkozy lâche: «Éric est l'honnêteté faite homme et je l'apprécie beaucoup. On se fait donner des leçons de morale par des parangons de vertu. Si je dis à Éric “tu dois partir”, ça voudra dire qu'il y a quelque chose.» Pour le président, c'est clair, le PS n'a trouvé que cet angle d'attaque contre la réforme des retraites. Il le dit sans ambages: «Éric, François et moi, on n'a pas mal négocié. La réforme (des retraites) était inéluctable et elle est raisonnable. On ne peut nous attaquer sur le fond. Donc, on nous attaque sur le périphérique. Si Éric Woerth ne portait pas cette réforme, il n'y aurait rien à lui reprocher.» Au passage, il règle quelques comptes avec les médias qui font leur une sur Woerth au lieu, selon lui, de parler de la réforme des retraites, «la plus importante qui n'ait jamais été faite», semblant oublier celle de 2003 concoctée par un certain François Fillon. Nicolas Sarkozy se plaint: «Ce qui pourrait faire les titres c'est en page18!»
Dans le même élan, il défend l'autre casquette d'Éric Woerth, trésorier de l'UMP depuis sa création en 2002. À l'instar de François Fillon la veille, le président rappelle que c'est Alain Juppé qui l'avait nommé à ce poste et que Jacques Chirac en a fait un secrétaire d'État en 2004. «Que je sache, Éric n'est pas quelqu'un qui historiquement était avec moi», lance-t-il en visant les mises en cause d'Alain Juppé, dont Éric Woerth était un proche. Ne pouvant s'empêcher d'adresser une nouvelle pique à son prédécesseur, Jacques Chirac, et à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy accuse: «Y a-t-il eu un scandale financier avec l'UMP? Non. Alors qu'avec le RPR, il y en a eu quelques-uns… »
Répliquant à la gauche qui accuse régulièrement l'Élysée de ne pas baisser son train de vie, Nicolas Sarkozy s'exclame: «Vous vous rendez compte que la présidence de la République fait l'objet d'un contrôle de la Cour des comptes trois fois par an. François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe. On peut réussir dans sa vie en étant honnête. On doit éviter de tout tirer vers le bas.» Une manière d'inviter ses troupes à combattre pied à pied les attaques du PS - Ségolène Royal en tête - dans l'hémicycle du Palais Bourbon comme dans les couloirs. Il leur demande aussi de s'en prendre «au train de vie des exécutifs régionaux », alors que l'opposition ignore les efforts du gouvernement. Le président ne se prive pas d'attaquer l'ancienne ministre de la Justice Élisabeth Guigou qui est montée la veille au créneau contre Éric Woerth en le soupçonnant d'ingérence: «Guigou, elle a vraiment été une garde des Sceaux de génie. Mais elle n'en a pas gardé grand-chose. Ce qu'elle a dit “c'est comme si on vous demandait de prouver que vous n'avez rien volé au supermarché”. »
Très remonté aussi contre le nouveau trio dirigeant du Monde, le président lance à la cantonade: «Quand Pierre Bergé achète Le Monde, on dit que c'est la démocratie. Quand Mme Bettencourt donne 7500 euros à l'UMP, on crie au scandale. Elle a le droit… Non!» S'il donne l'impression de réagir du tac au tac, le chef de l'État se donne pourtant du temps. «Tout ce que je ferai à chaud compliquera ma tâche», promet-il devant les députés UMP. Le «sang-froid» est d'ailleurs le fil rouge de cette réunion: «Il ne faut pas surréagir!», dit-il à plusieurs reprises. «Je suis attentif à tout, mais je garde mon cap», ajoute-t-il.
La veille, lors d'un déjeuner avec quelques députés de la commission des finances, il s'est déjà longuement étendu sur le sujet. En battant la mesure avec le doigt, il a expliqué qu'il était «maître du calendrier, c'est moi qui donne le tempo». Mercredi, le président a de nouveau voulu apparaître comme d'autant plus calme que la majorité est fébrile: «Je suis la situation économique comme le lait sur le feu. Ce n'est pas parce qu'on demande plus de rigueur ou plus de relance qu'il faut céder. Les grands choix macroéconomiques sont les bons. On a pu faire des erreurs de détail, comme la baisse de la TVA dans la restauration. Peut-être. Mais les grands choix sont les bons». «Le moment le plus difficile pour le dompteur, ce n'est pas quand les tigres sont dans la cage, mais quand ils en sortent», résume-t-il pour illustrer la difficulté de la sortie de crise dans les prochains mois. Un moment qui justifiera peut-être une intervention devant les Français. «Dans les semaines qui viennent ou à la rentrée, je m'interroge», a confié mardi Nicolas Sarkozy, en faisant à nouveau allusion à une possible «prise de parole».
Grande lessive
Mais mercredi, devant les députés UMP, le président n'a pas fait mystère de son intention de procéder à une grande lessive gouvernementale, «en octobre». La menace est donc bien réelle: «Certains comportements ministériels ne m'ont pas plu. J'en tirerai les conséquences sévèrement au moment qu'on aura choisi avec le premier ministre.» Et Nicolas Sarkozy énumère les motifs de son courroux: «Avions, cigares, critiques de la nature des hôtels.» Des propos elliptiques qui visent en fait directement au moins trois membres du gouvernement: Alain Joyandet (Coopération), Christian Blanc (Grand Paris) et Rama Yade (Sports). Voilà donc une amorce de remaniement annoncée en direct qui a plutôt rassuré des députés exaspérés par le laisser-aller de certains ministres. Déjà en Conseil des ministres, juste avant la rencontre avec les députés, le président avait fait une mise au point sur les nouvelles règles d'austérité qui s'imposent désormais au gouvernement. «Si je le fais, ce n'est pas contre vous, c'est pour vous protéger», leur a-t-il expliqué, en l'absence des trois principaux intéressés: Alain Joyandet, Christian Blanc et Rama Yade.
La plus visée est incontestablement l'emblématique secrétaire d'État aux Sports, puisque le chef de l'État a quasiment mis en scène son successeur. Évoquant le «désastre» de l'équipe de France en fin de réunion UMP à l'Élysée, il complète: «Je parle sous les yeux de David…» Alias David Douillet, triple médaillé olympique de judo, élu de fraîche date député UMP des Yvelines, presque intronisé ministre des Sports en lieu et place de Rama Yade qu'il flingue régulièrement ces jours-ci.
Amoureux de foot, Nicolas Sarkozy, sans être interrogé sur le sujet, évoque spontanément le fiasco des Bleus en Afrique du Sud, «douloureux à vivre» selon lui . «Pas simple à gérer pour nous, explique-t-il. Les responsables de ce désastre doivent assumer. Pour Escalettes, c'est bien. Il devait en tirer les conclusions. J'ai demandé que les joueurs ne reçoivent pas un centime.» Avec une ironie qui a beaucoup amusé les députés, le président ajoute: «Depuis que je suis secrétaire d'État aux Sports…» Sans finir sa phrase. Revenant sur son rendez-vous avec Thierry Henry le jour de la manifestation contre la réforme des retraites, il se justifie: «Je l'ai reçu parce qu'il est le plus capé et qu'il a mis le plus de buts. On ne peut pas le tenir responsable du désastre, car il n'a presque pas joué!»
Au-delà du remaniement ministériel annoncé pour octobre, Nicolas Sarkozy évoque brièvement une «réorganisation de l'UMP». De quoi nourrir de nouvelles spéculations sur l'avenir de Xavier Bertrand à la tête du parti majoritaire et sur un changement de trésorier.
15 heures. Retour à la réalité dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Pour la quatrième séance consécutive, c'est «Fort Boyard» dans l'Hémicycle. Les députés socialistes repartent à l'assaut et poursuivent méthodiquement leur travail de sape. Un questionnement chaque jour plus polémique. Nourri par les révélations du jour. Celui du Nouvel Observateur et du site Mediapart qui font état d'un chèque de 19650euros fait par Liliane Bettencourt à «l'association de soutien à l'action d'Éric Woerth» qui bénéficie du statut de parti politique. Le député du Nord Bernard Roman lance donc un nouveau Scud en séance publique. En colère, François Fillon se lève de son banc pour fustiger le PS dont le rôle est «indigne d'un grand parti de responsabilité que vous prétendez être». Hors de ses gonds, le premier ministre contre-attaque poing levé: «Il n'y a pas un membre du gouvernement qui soit en mesure de répondre à la question que vous posez parce que ce n'est pas son rôle, de la même façon que je ne vous demande pas si M.Bergé finance les campagnes de MmeRoyal ou qui finance les campagnes du Parti socialiste.» Un peu plus tôt, toujours en séance, Brice Hortefeux et Luc Chatel ont dénoncé une «chasse à l'homme» visant le ministre du Travail.
Dopés par la combativité de Nicolas Sarkozy, les députés de la majorité passent à l'offensive. Amorphes mardi, ils se déploient dans la salle des Quatre Colonnes pour contrer la gauche. «Cet acharnement contre Éric Woerth est dégueulasse. On est à 100% derrière lui», tempête Thierry Mariani. Le vice-président du groupe UMP Jean Leonetti n'y va pas par quatre chemins et s'enflamme, à l'adresse de Ségolène Royal et Élisabeth Guigou: «Quand on a été ministre de Mitterrand et qu'on exige la transparence, c'est qu'on est frappé d'amnésie.» Le centriste Maurice Leroy veut croire que «François Fillon a sifflé la fin de la récréation» et met en garde les socialistes: «Ils ne gagneront pas une voix et s'ils continuent comme ça, c'est Marine Le Pen qui sera au second tour de la présidentielle en 2012.»
Plus d'un Français sur deux juge l'affaire Woerth-Bettencourt "grave"
Par daniel.san le jeudi, juillet 1 2010, 09:02
L'affaire Liliane Bettencourt, dans laquelle Éric Woerth est mis en cause, est une affaire "grave" pour 56 % des Français, selon un sondage CSA à paraître jeudi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France. Précisément, à la question "diriez-vous que l'affaire Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, dans laquelle le ministre du Travail Éric Woerth est actuellement mis en cause, est une affaire très grave, plutôt grave ou pas grave du tout ?", 56 % des Français la jugent "grave", dont 23 % "très grave". 72 % des sympathisants de gauche la jugent grave contre 36 % des sympathisants de droite. 13 % (5 % à gauche, 11 % à droite) ne se prononcent pas.
À une seconde question "Souhaitez-vous qu'Éric Woerth démissionne ou qu'il reste à son poste de ministre du Travail ?", 37 % des Français souhaitent qu'il démissionne et 42 % qu'il reste à son poste de ministre du Travail. 21 % ne se prononcent pas. 55 % des sympathisants de gauche souhaitent qu'il démissionne (30 % qu'il reste à son poste), tandis que 15 % des sympathisants de droite souhaitent qu'il démissionne (68 % qu'il reste à son poste de ministre). À droite, ils sont 17 % à ne pas se prononcer et 15 % à gauche. Ce sondage a été réalisé par téléphone le 30 juin 2010 auprès d'un échantillon national représentatif de 806 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
mardi, juin 1 2010
Les cyberescrocs d'Eyjafjöll
Par daniel.san le mardi, juin 1 2010, 09:57 - News
Le volcan islandais Eyjafjöll n'a pas engendré que des problèmes dans les transports aériens : des escrocs en ont aussi profité pour berner les internautes...
Il y a eu les sites qui vous promettaient des informations sur l'éruption mais contenaient en fait un virus. Puis sont venus les courriels non sollicités se présentant comme des lettres d'information sur les éruptions mais redirigeant vers des pharmacies en ligne. Et même des arnaques promettant de vous rembourser vos billets d'avion via un fonds fictif, moyennant bien sûr une petite participation financière de votre part... L'éruption du volcan islandais Eyjafjöll a été utilisée par des escrocs de multiples manières, au cours des jours et semaines qui ont suivi ses éruptions.
"Ce n'est pas surprenant", note Laurent Heslault, directeur de la sécurité chez l'éditeur d'antivirus Symantec. "L'actualité est toujours utilisée comme appât par les cyber-criminels, au sens large du terme. On l'a vu avec la mort de Michael Jackson, l'élection de Barack Obama, et on le voit depuis plusieurs mois avec la Coupe du monde de football."
Outre l'envoi massif de courriels non sollicités, les grands événements d'actualité sont aussi l'occasion pour les escrocs de mettre en place des campagnes dites de "SEO poisoning" ("empoisonnement du référencement"). Le principle consiste à créer un très grand nombre de fausses pages web, évoquant un événement d'actualité, mais dont le but est de créer un grand nombre de liens vers un site pour le faire grimper artificiellement dans les résultats des moteurs de recherche. "Il y a encore quelques années, c'était un travail manuel, note Laurent Heslault. Aujourd'hui, on peut trouver pour quelques centaines de dollars des programmes qui détectent automatiquement les forums et les sites qui sont mal protégés, et qui les inondent de liens : on est passés à un stade industriel."
EYJAFJÖLL, UN CAS PARTICULIER POUR LES MOTEURS DE RECHERCHE
Mais si l'exploitation des infos par les escrocs est un phénomène courant, le volcan islandais représente un cas à part. "Lorsque l'éruption s'est produite, il y avait très peu de pages fiables qui en parlaient sur le Web", notait mercredi 26 mai lors d'une conférence à Paris Matt Cutts, responsable de Google Webspam, la branche du moteur de recherche qui fait la chasse à ceux qui tentent de manipuler ses résultats.
Google équilibre classiquement ses résultats en fonction de deux facteurs, eux-mêmes dépendant de nombreux critères : le pagerank (la "note", ou le classement) d'une page, qui détermine son importance et sa fiabilité ; et sa pertinence par rapport à la recherche de l'internaute. A l'occasion de l'éruption de l'Eyjafjöll, Google a constaté les limites de son algorithme pour ces cas particuliers combinant un grand nombre de faux" liens et un faible nombre de pages légitimes. "Nous avons donc mis au point un algorithme complètement différent, beaucoup plus strict, qui est opérationnel depuis trois semaines", explique Matt Cutts. Google tente désormais de détecter automatiquement les recherches qui pourraient être la cible de ce type d'attaques, et bascule, lorsque c'est le cas, dans un système où la fiabilité des pages prend le pas sur la pertinence.
Une autre particularité est venue compliquer la tâche des moteurs de recherche : l'orthographe quelque peu difficile du nom du volcan. "Eyjafjöll" a aussi été une cible rêvée pour le typo-squatting, cette technique qui consiste à miser sur le fait que les internautes se tromperont en écrivant le nom de leur recherche...
Damien Leloup
jeudi, mai 20 2010
Double meurtre de retraités: le suspect mis en examen
Par daniel.san le jeudi, mai 20 2010, 11:26
ENQUETE - Il est poursuivi pour «homicide volontaire» et «actes de barbarie»...
Plus de trois mois après le double meurtre de retraités à Pont-Saint-Maxence (Oise), une jeune homme de 19 ans a été mis en examen jeudi pour «homicide volontaire» et «actes de barbarie». Il avait été interpellé mercredi, avec un autre homme, et tous deux avaient été placés en garde à vue à Senlis. Ils «ont un niveau de responsabilité différent» dans l'affaire, a précisé la procureure de Senlis Chantal Berger.
Inconnus des services de police
En effet, le plus jeune a avoué les crimes durant sa garde à vue et l'autre homme a été libéré. Les empreintes du suspect n°1 ont été retrouvées sur l’arme du crime, un couteau, qui a servi à lacérer le corps des deux victimes de 87 coups de couteaux. A son domicile, à Vincennes, les enquêteurs ont découvert des objets volés au couple «notamment une télévision et un four à micro-ondes», a dit la procureure. Elle a précisé que les deux suspects n'étaient pas connus des services de police.
D’après Le Figaro, c’est une ancienne famille d’accueil du jeune homme qui a attiré l’attention des policiers sur le suspect.
Le meurtre particulièrement violent des septuagénaires avait particulièrement choqué l’opinion et amené Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, à annoncer des mesures pour renforcer la sécurité des séniors.
M.P. avec agence
mardi, mai 18 2010
Un mari qui participe aux tâches ménagères réduit les risques de divorce
Par daniel.san le mardi, mai 18 2010, 18:54
Les risques de divorce se trouvent considérablement diminués dans les couples où le mari participe activement aux tâches ménagères, selon les conclusions d'une étude réalisée auprès de 3 500 couples britanniques par la London School of Economics (LSE).
L'enquête, publiée mardi 18 mai et intitulée "Travail masculin non rémunéré et divorce", précise que l'implication de l'homme dans le ménage, les courses et le soin des enfants contribue dans tous les cas de figure à la solidité du couple, indépendamment du statut de l'épouse : qu'elle soit femme au foyer ou qu'elle exerce un métier.
"L'étude montre que pour les familles dans lesquelles les femmes sont au foyer et les hommes participent peu aux tâches ménagères et à la prise en charge des enfants, le risque de divorce est 91 % plus élevé que quand la mère travaille et son mari participe au moins en partie aux tâches ménagères. Par ailleurs, il n'y a pas d'augmentation du risque de divorce quand la femme travaille et que son mari participe le plus possible aux tâches ménagères", estiment les chercheurs.
"La combinaison optimale présentant les plus faibles risques [de divorce] est celle où la mère ne travaille pas et où le père s'adonne à un maximum de travaux ménagers et de prise en charge des enfants", à en croire l'étude. Ces conclusions font voler en éclats la théorie solidement ancrée depuis les années 1960 selon laquelle la meilleure garantie de stabilité du mariage résulte de situations où l'homme travaille et la mère s'occupe du foyer. Les sociologues estimaient ainsi qu'une mère au foyer était souvent moins encline à divorcer en raison des difficultés économiques qu'elle aurait à affronter.
Le Monde.fr avec AFP
Microsoft remanie la messagerie Hotmail
Par daniel.san le mardi, mai 18 2010, 18:51
Le géant informatique Microsoft a annoncé, mardi 18 mai, un rafraîchissement de sa messagerie gratuite Hotmail, la plus utilisée au monde avec 360 millions d'inscrits, qui pourront désormais envoyer des pièces jointes plus lourdes. "Il n'y a plus à s'inquiéter de la taille des pièces jointes", a expliqué un responsable de Windows Live, Walter Harp.
"Avec le nouvel Hotmail nous allons vous donner la possibilité d'envoyer jusqu'à 10 gigaoctets dans un seul message". Cela est rendu possible par le chargement des pièces jointes dans un serveur de Microsoft, SkyDrive, qui fournit jusqu'à 25 gigaoctets de stockage gratuit. "Celui qui reçoit le courriel obtient un lien vers SkyDrive, et peut regarder ou télécharger les photos", a expliqué à l'AFP M. Harp.
PLUSIEURS CHANTIERS EN COURS
Il restera aussi possible d'envoyer des pièces jointes classiques, avec une taille maximum portée de 10 mégaoctets à 25 mégaoctets, comme sur la messagerie Gmail de Google, a expliqué M. Harp. Live Messenger Hotmail se dote enfin d'une fonction de messagerie instantanée.
Cette refonte intervient quelques jours après les annonces d'une nouvelle mouture de la suite bureautique de Microsoft, Office, et d'une version expérimentale de son navigateur Internet Explorer.
lundi, mai 17 2010
Retraites: Les syndicats dénoncent les pistes de travail du gouvernement
Par daniel.san le lundi, mai 17 2010, 10:00
NEGOCIATIONS - La taxe sur les hauts revenus ne les satisfait pas...
C’est peu dire que les syndicats n’apprécient pas les pistes de travail dévoilées dimanche soir par le gouvernement sur la réforme des retraites. Les Français devront travailler plus longtemps pour toucher leur retraite, d’après le document d’orientation de 14 pages. Seule concession aux centrales: la création d'une contribution sur les hauts revenus et les revenus du capital.
«Ce qui est demandé aux salariés, ce sont de nouveaux sacrifices par un report de l'âge de départ à la retraite», a réagi dimanche soir la CGT. «Le gouvernement entend répondre par l'activité à un problème démographique en allongeant la durée de cotisation et en reportant l'âge légal de départ en retraite», a regretté Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT, en charge des retraites. Pour faire pression sur le gouvernement, la CGT appelle les salariés à «une large mobilisation» lors de la grève du 27 mai, à l’appel des six grandes centrales.
«Il n'y a pas de réponse, pas de suite»
Pour la CFDT, le document du gouvernement est «flou» même s’il évoque «acte un certain nombre de problèmes que l'on a soulevés, comme les polypensionnés ou la pénibilité, mais formule très peu de propositions précises». «Nos messages ont été relativement entendus puisqu'ils sont tous évoqués, mais il n'y a pas de réponse, pas de suite», a regretté Jean-Louis Malys, secrétaire national du syndicat. «Jouer sur l'âge, c'est vraiment pour nous la mesure la plus injuste puisque les salariés ayant commencé à travailler relativement jeunes cotiseront plus longtemps et vont ‘porter l'effort’», a-t-il expliqué. Pour lui, la contribution des hauts revenus, en l'état, n’est pas une victoire, demandant que ne «ne soit pas qu'une mesure exclusivement symbolique, pour nous occuper».
Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, est plus virulent encore. «Toucher à l'âge légal de départ à la retraite, c'est niet, et la durée de cotisation également», a-t-il réagi sur le plateau de l'émission C politique sur France 5, juste avant les annonces du gouvernement sur le sujet. «Taxer le capital, c'est un progrès mais ça ne suffira pas», a-t-il ajouté, craignant que cela reste des «mesures symboliques», des «recettes de poche», alors que la crise «a très fortement développé un sentiment d'injustice».
Les Français devront travailler plus longtemps pour toucher leur retraite
Par daniel.san le lundi, mai 17 2010, 09:56
Les Français devront travailler plus longtemps pour toucher leur retraite, indique le gouvernement dans un document d'orientation de 14 pages envoyé dimanche aux syndicats, qui prévoit aussi la création d'une contribution sur les hauts revenus et les revenus du capital. Le gouvernement "fera de l'augmentation de la durée d'activité le socle d'une réponse durable et juste au déséquilibre des régimes de retraite", indique le document, envoyé au terme de plus d'un moi
s de concertation avec les partenaires sociaux, et qui doit servir de base à la rédaction d'un projet de loi d'ici juillet.
Les règles seront changées "de manière très progressive", avertit le document en précisant que "l'augmentation de la durée d'activité" se fera "au fur et à mesure que les générations, déterminées par leur année de naissance, atteindront l'âge de la retraite". Le gouvernement cite trois leviers sur lesquels il peut agir pour allonger la durée d'activité : augmentation de la durée de cotisation, report de l'âge d'ouverture des droits à retraite, ou renforcement des incitations à liquider sa pension de retraite au-delà de l'âge légal de 60 ans. Les deux premières hypothèses sont envisageables, seule la troisième hypothèse - qui passerait par l'instauration d'une décote supplémentaire pour la personne qui liquiderait sa pension de retraite à 60 ans tout juste ou avant - étant explicitement "écartée". "D'abord parce que le système serait plus complexe, alors que les Français attendent majoritairement qu'il soit plus simple à comprendre", explique le document.
Les ressources supplémentaires affectées au fonds de solidarité vieillesse
Côté financement du système de retraite, le gouvernement entend "augmenter les ressources". Pour ce faire, il souhaite "intégrer dans le champ de la réforme des retraites la mise en place d'une contribution supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus et les revenus du capital". "En ce qui concerne les particuliers, cette contribution supplémentaire ne donnera pas droit à restitution au titre du bouclier fiscal", le système qui permet aux Français de ne pas payer en impôts et taxes plus de 50 % de leur revenu annuel et bénéficie aux revenus les plus élevés.
Les ressources supplémentaires ainsi collectées seront affectées au fonds de solidarité vieillesse (FSV), précise le document qui consiste au total en 14 "engagements" (sauvegarder le système de retraite par répartition, assurer le retour à l'équilibre de nos régimes de retraite à moyen terme...), et exclut certaines pistes comme celle d'une baisse des pensions de retraite ou celle d'une hausse générale des prélèvements obligatoires ou des cotisations sociales pour financer le système.
Le gouvernement assure par ailleurs qu'il compte dans sa réforme "tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus difficile" en s'engageant à proposer aux partenaires sociaux des "règles spécifiques" pour "reconnaître la pénibilité" à ceux qui sont "confrontés à des situations d'usure physique professionnelle". Il réaffirme par ailleurs qu'il compte "mettre fin à la spécificité française en matière d'emploi des seniors" et que la réforme des retraites devra également "permettre de continuer à progresser vers une plus grande équité entre les régimes de retraite du secteur public et du secteur privé". Pour assurer le succès de la réforme "dans la durée", le gouvernement s'engage à assurer une "gouvernance d'ensemble des régimes de retraite fondée sur des rencontres périodiques avec les partenaires sociaux".
jeudi, mai 6 2010
Farmville, la poule aux œufs d'or de Zynga
Par daniel.san le jeudi, mai 6 2010, 19:44 - News
Trois ans seulement après sa création, Zynga a remporté la bataille des applications ludiques sur Facebook. Avec près de 250 millions de joueurs actifs mensuels, dont près de 80 millions rien qu'à Farmville, la simulation de vie agricole sur Facebook, le succès de la jeune pousse fondée par Mark Pincus ne se dément pas : sorti il y a un mois, Treasure Isle, une chasse aux joyaux sur une île, dépasse déjà les 25 millions d'utilisateurs mensuels, selon les derniers chiffres d'Appdata.
En terme d'utilisateurs, les applications de cette entreprise de 760 salariés, basée à San Francisco, dépassent même largement celles conçues par Facebook, telles le "mur" ou les vidéos. Loin derrière, à la quatrième place, Electronic Arts, qui a racheté à la fin de l'année 2009 l'éditeur spécialisé dans les jeux pour réseaux sociaux Playfish, compte pour sa part un peu moins de 60 millions de joueurs actifs.
Avec des titres comme Farmville, Treasure Isle, mais aussi la guerre des gangs virtuelle Mafia Wars, ou le jeu de cartes Texas HoldEm Poker, Zynga profite pleinement des effets d'échelle que permettent les réseaux sociaux comme Facebook, qui compte plus de 400 millions d'inscrits. Mais l'entreprise californienne parvient aussi à transformer son audience en réussite économique. D'après les documents obtenus par le site spécialisé Business Insider, la société est désormais valorisée à 4 milliards de dollars (3,11 milliards d'euros).
Selon Social Times, Zynga, dont le chiffre d'affaires serait de 135 millions d'euros en 2009, tire par ailleurs 40 % de ses ressources des microtransactions et de la vente d'objets virtuels. Ce modèle économique est tiré des jeux "free to play", où le joueur ne paie pas l'accès au jeu lui-même, mais les différents objets qui vont agrémenter sa partie. Zynga est devenue l'entreprise pionnière de ce marché des biens virtuels, estimé pour 2010 à 1,1 milliard d'euros rien qu'aux Etats-Unis.
Les jeux sont par ailleurs bien moins coûteux à produire que les superproductions ludiques pour consoles de salon. "Une des principales critiques visant Zynga est que l'entreprise construit une affaire très profitable, en réutilisant pour son compte le design imaginé par d'autres développeurs", pointe le site CNet.
NOUVELLES FRONTIÈRES
Le reste des revenus provient principalement de la publicité et des offres commerciales. L'entreprise expérimente aussi d'autres techniques de monétisation. Dans Farmville, les agriculteurs virtuels peuvent désormais acheter des graines sponsorisées par des marques bien réelles.
Après des expérimentations sur Mafia Wars, Zynga chercherait aussi à dépasser les frontières des réseaux sociaux, pour s'exporter sur les terminaux mobiles, profitant de l'essor des smartphones et de l'usage des SMS, ou même à explorer d'autres marchés comme le prometteur sous-continent indien.
Est-ce le signe que tout réussit à la start-up californienne ? Rien n'est moins sûr, car Zynga commence à faire de l'ombre au réseau social qui a contribué à le faire croître. "Zynga va-t-il quitter Facebook ?", va même jusqu'à demander le site The Escapist. Au début du mois de mars, le réseau social a supprimé les notifications provenant des applications tierces, et qui permettaient notamment à Zynga d'inonder leurs joueurs de messages, une pratique notamment dénoncée par Techcrunch.
Cette mesure s'est traduite par une légère baisse de fréquentation sur les jeux comme Farmville, rapporte Business Inisider. Mais d'autres initiatives, comme la création d'une monnaie virtuelle propre à Facebook, actuellement en cours, pourrait encore plus sérieusement amputer les revenus de Zynga.
Laurent Checola
La chute de la monnaie unique pourrait s'accélérer, selon les économistes
Par daniel.san le jeudi, mai 6 2010, 19:38 - News
L'euro recule régulièrement depuis plusieurs mois, à mesure que se dégrade la situation en Grèce. Mais ses pertes se sont accrues ces derniers jours face au dollar. Un paradoxe au moment où l'Europe et le Fonds monétaire international (FMI) s'engagent formellement à prêter 110 milliards d'euros à Athènes ? Le FMI pourrait même débloquer sa part dès lundi 10 mai.
En réalité, les déclarations rassurantes des capitales européennes n'y font rien : les marchés continuent de croire au scénario d'une faillite de la Grèce et au risque de contagion au Portugal et à l'Espagne. Le directeur général du fonds américain Pimco, géant mondial de l'investissement obligataire, l'a résumé dans une tribune au Financial Times : les fonds qui seront versés à Athènes régleront son problème de "liquidité" à court terme, mais ne garantissent en rien sa "solvabilité" à long terme.
Surtout, "la crise n'est plus exclusivement grecque, fait remarquer Marc Touati, directeur de la société de Bourse Global Equities. C'est toute la zone euro qui est devenue un objet de défiance".
La crise, jusqu'alors concentrée sur les marchés obligataires, est en train de se doubler d'une crise de change. Au regard de sa courte histoire, l'euro n'est pas si faible : il s'échangeait 1,18 dollar au moment de son introduction en 1999, et était tombé jusqu'à 0,82 dollar en 2000. Il reste aussi toujours loin du point bas touché au pire de la crise financière en décembre 2008, à 1,24 dollar. Certains économistes soulignent d'ailleurs que son recul actuel constitue un soutien bienvenu aux exportateurs. Reste que personne ne peut vraiment prédire aujourd'hui jusqu'où se poursuivra sa glissade.
"SEUIL PSYCHOLOGIQUE"
"Quand l'euro est passé sous la barre de 1,30 dollar mardi, cela a cassé un seuil psychologique important", décrit David Deddouche, stratège à la Société générale. Selon l'analyste, "tous les investisseurs commencent à devenir nerveux".
Outre-Atlantique, notamment, la crise européenne est désormais suivie de près. "Les Etats-Unis ne comprennent pas très bien le fonctionnement de la zone euro. La moindre alerte effraie les investisseurs de court terme", observe Timothy Griskey, gérant du fonds Solaris à New York. "Il y a eu un mouvement de vente de l'euro mais il ne s'agit pas encore d'une action massive", précise, de son côté, Dan North, chef économiste d'Euler Hermes aux Etats-Unis. Pourtant si la crise dégénère, les choses pourraient s'accélérer. Et "l'euro pourrait chuter jusqu'au niveau de 1 dollar", estime-t-il.
Tous les yeux sont tournés vers la Banque centrale européenne (BCE) dont le conseil des gouverneurs devait se réunir, jeudi matin, à Lisbonne. Les analystes s'interrogent : l'institution de Jean-Claude Trichet choisira-t-elle de soulager les pays les plus fragiles en achetant elle-même des emprunts d'Etat ? Un pas a déjà été fait dans cette direction quand la BCE a annoncé, lundi, vouloir refinancer les banques grecques quelle que soit la notation d'Athènes.
Ce genre de décision est pourtant à double tranchant. Elle provoquerait sans doute une détente des taux dans les pays malmenés par les marchés. Mais elle laisserait aussi entendre que la crise est d'une extrême gravité. Certains, en Allemagne notamment, redoutent surtout que la crédibilité de la BCE en ressorte définitivement écornée. Au point de menacer, pour de bon, la stabilité de l'euro.
Marie de Vergès et Claire Gatinois
mardi, avril 27 2010
Dix mille céréaliers défilent dans les rues de Paris
Par daniel.san le mardi, avril 27 2010, 23:10 - News
Les agriculteurs sont venus manifester dans la capitale pour faire partager leur inquiétude sur l'avenir de la PAC.
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Rouges, verts, bleus : un défilé de 1 300 tracteurs flambant neufs, gyrophares allumés et drapeaux flottant au vent aux couleurs de la FNSEA et des JA, a envahi hier les rues de l'Est parisien. Au volant, les céréaliers de quatorze régions françaises accompagnés de 10 000 agriculteurs venus manifestés leur colère. Un succès incontestable malgré la période propice aux travaux des champs.
«La mobilisation est à la hauteur de la crise que traverse l'ensemble du monde agricole actuellement, explique Dominique Barrau au Figaro, numéro deux du syndicat majoritaire. Les paysans attendent des actes concrets de la part de l'Europe et du gouvernement français, notamment un plan de baisse des charges fiscales, sociales et environnementales».
Un double choc
Même s'ils ne sont pas les plus à plaindre, les agriculteurs des grandes cultures sont confrontés à un double choc. La chute vertigineuse des cours sur le marché depuis 2008. Ainsi qu'une perte de 80 à 90 euros l'hectare des aides européennes suite à leur redistribution, l'an dernier, vers les plus nécessiteux dans le cadre du bilan de santé de la PAC. Un point très difficilement admis par ces agriculteurs qui demandent toutefois aux pouvoirs publics d'intervenir dans l'immédiat sur les marchés pour faire remonter les cours.
«Il y a actuellement 4 à 5 millions de tonnes de blé en trop dans les stocks qui n'ont pu être 0 à cause des avaries dans le fret ferroviaire et portuaire. Il faut les écouler avant la prochaine moisson sinon les cours vont poursuivre leur baisse», prévient Michel Masson, vice-président de la FNSEA et co-organisateur de cette manifestation.
Une demande que le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a entendue et qu'il réitérera ce matin au commissaire européen, Dacian Ciolos, en visite à Paris. «J'ai saisi la Commission pour qu'elle intervienne sur le marché des céréales et fasse remonter les cours, a-t-il expliqué hier à la sortie du Conseil des ministres tout en invitant les agriculteurs à «ne pas perdre espoir».
Car au-delà de cette manifestation de mécontentement, les agriculteurs dont beaucoup traversent des périodes très difficiles au point de se suicider dans les cas extrêmes au rythme d'un par jour, c'est un acte de reconnaissance auprès des populations urbaines qu'ils étaient venus chercher hier à Paris. Et sur ce point aussi, leur opération est un succès.
«Cela fait chaud au cœur de voir des Parisiens qui nous applaudissaient», explique Jérémine, des Jeunes Agriculteurs. «Ce sont eux qui nous nourrissent et s'ils n'étaient pas là, nous ne serions pas grand-chose», répond Monique, une passante qui a pris fait et cause pour les agriculteurs.
Reste à savoir si cette mobilisation sera plus qu'un feu de paille et suivie d'effets concrets. Prochains rendez-vous : le 6 mai pour le premier comité de suivi des grandes cultures avant le 22 mai et la grande réunion de toutes les productions qui envahiront les Champs-Élysées.
lundi, avril 26 2010
L'absence de mise à jour régulière est le terreau des vers informatiques
Par daniel.san le lundi, avril 26 2010, 21:04
Selon l'entreprise, la majorité des possesseurs de PC a intégré l'importance d'effectuer des mises à jour de leur système d'exploitation Windows. Mais tout se complique lorsqu'il s'agit de mettre à jour des logiciels comme Acrobat Reader, Windows Office, Flash... "75,7 % des attaques ciblant Microsoft Office ont mis à profit une vulnérabilité pour laquelle une mise à jour était disponible depuis trois ans", précise le rapport. Des failles dans lesquelles s'engouffrent les pirates, à coup de PDF ou de fichiers Word vérolés, permettant de prendre le contrôle de l'ordinateur à distance, et de récupérer des données personnelles, comme les codes de carte bleue.
LES PIRATES JOUENT SUR LES PEURS
Les pirates s'adaptent aux nouvelles pratiques des particuliers : l'infection numéro 1 en France au second semestre 2009 est ainsi Tartef, un ver qui cible les joueurs en ligne (près de 190 000 ordinateurs désinfectés par Malicious Software Removal Tool, l'outil de suppression des logiciels malveillants).
Autre source d'infection, les scareware, ces programmes qui jouent sur les peurs des utilisateurs. Classiquement, l'internaute, en se rendant sur une page Internet piégée, voit apparaître à l'écran une imitation de logiciel antivirus lui indiquant que son système est vérolé. Pour y remédier, il doit acheter le faux antivirus en ligne... qui est lui-même rempli de fichiers corrompus. "Quand on dit aux gens que leur ordinateur a un problème de sécurité, ils y croient, qu'importe si on leur dit en français ou en anglais", souligne Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité chez Microsoft.
LES ENTREPRISES EN CAUSE
Ces problèmes sont démultipliés dans le monde de l'entreprise, constate Microsoft. Ces dernières "mettent du temps à effectuer des mises à jour, et proposent des mots de passe beaucoup trop faciles à deviner : 'administrateur', 'administrator', 'mot de passe'...", souligne Bernard Ourghanlian. Conséquence, 70 % des entreprises du CAC40 et plusieurs ministères ont été infectés l'an passé par le ver Conficker.
Plus surprenant, des vers que l'on croyaient éradiqués depuis des années, tel Blaster (aussi connu sous le nom de Lovsan), qui avait affolé le monde informatique en 2003, continuent d'infecter des machines. Blaster aurait touché une grande entreprise publique et deux sociétés du CAC 40 en 2008, selon Microsoft. D'après le rapport de sécurité, plus de la moitié des menaces désinfectées sur les ordinateurs français au second semestre 2009 concernait des vers (18 %) ou des chevaux de Troie (40 %), alors que les virus étaient très marginaux (2,8 %). La France connaîtrait un taux d'infection de 5,6 pour mille ordinateurs, en dessous du taux mondial de 7 pour 1 000.
Le Monde.fr
jeudi, avril 22 2010
Une jeune Croate sort du coma en parlant couramment allemand
Par daniel.san le jeudi, avril 22 2010, 18:04
"Depuis, elle ne communique qu'en allemand et pas en croate même si elle le comprend. Elle répond à toutes les questions dans un allemand trop riche pour une fille de son âge et de son niveau d'instruction", selon plusieurs soignants cités, sous couvert d'anonymat, par le journal croate Slobodna Dalmacija. "Après une perte de conscience ou un coma, on ne sait jamais comment le cerveau va réagir et ce qui va s'activer en premier. Mais, elle commence à parler croate, maintenant", a déclaré il y a quelques jours à la presse locale Dujomir Marasovic. Depuis, le directeur de l'établissement refuse de s'exprimer publiquement sur le sujet évoquant la protection du secret médical.
"COMME UN MAGNÉTOPHONE"
Ce cas suscite interrogation et perplexité chez les spécialistes. Ils admettent, seulement, connaître le phénomène de patients qui se réveillent du coma en parlant une langue apprise plutôt que leur langue maternelle. "C'est rare mais cela arrive. En vingt ans de carrière, j'ai soigné cinq patients français qui se sont réveillés en parlant anglais", raconte Philippe Azouri, neurologue à l'hôpital de Garches, en région parisienne. Il suffit que la zone qui s'active lorsque le sujet utilise sa langue maternelle soit endommagée, pour qu'une autre région du cerveau, utilisée lorsque le sujet parle une langue apprise, prenne le relais.
Et l'adolescente croate a bien dû apprendre l'allemand même sans en avoir conscience, selon Mijo Milas, neuropsychiatre et expert judiciaire à Split : "Son cerveau a, sans doute, ingurgité davantage de connaissances en allemand que ce qui apparaissait à la surface. Elle a dû assimiler, un peu comme un magnétophone en mode enregistrement, davantage que ce qu'elle avait été capable de reproduire consciemment."
Loin d'être un "miracle", ce cas pourrait simplement illustrer l'existence de capacité d'apprentissage non-consciente. Les scientifiques, qui commencent à s'y intéresser, se sont méfiés longtemps du phénomène. Aujourd'hui, ils admettent que ce n'est pas de la science-fiction mais une réalité. Ce qui n'étonne qu'à moitié Henriette Walter, linguiste réputée. "Un de mes anciens étudiants avait entendu sa famille parler le dialecte breton toute son enfance. Lui avait interdiction de le faire et devait s'exprimer exclusivement en français. Pourtant, à 24 ans, il s'est mis à parler couramment breton."
ÎLOTS DE "CAPACITÉ COGNITIVE"
Des études récentes ont montré que la perception, la mémorisation et l'utilisation des informations qui parviennent du monde extérieur, sont en grande partie effectuées de manière non-consciente. "Pour le flux permanent d'informations que nous traitons en permanence, l'accès à la conscience est plus une exception qu'une règle", analyse Stein Silva, chercheur en neurologie à l'Inserm de Toulouse. "Je prendrais un exemple de la vie courante : la conduite automobile. Une quantité importante d'informations visuelles sont perçues et intégrées pour permettre la mise en place de comportements automatiques, en dehors de la focalisation de l'attention et de l'émergence des processus conscients."
Autre exemple : des études sur la perception des visages ont montré que le cerveau humain est capable de détecter les états d'âme des personnes rencontrées. "Si je pénètre dans une pièce en percevant sans en être conscient l'hostilité que je suscite, j'adopte mon comportement en fonction", poursuit M. Silva. Le chercheur explique que la mémoire et l'apprentissage sont en partie dissociés du niveau de conscience. Son équipe vient de prouver que même le cerveau des patients dans le coma, est loin d'être au repos. Des îlots de "capacité cognitive" continuent d'exister.
Certains peuvent percevoir des sons, des mots ou des phrases donc poursuivre un processus d'apprentissage. Le développement des nouvelles technologies devraient permettre aux chercheurs, dans les années qui viennent, de mieux comprendre les capacités fonctionnelles du cerveau humain.
Mersiha Nezic
lundi, avril 19 2010
Citroën Metropolis : une vision chinoise de la limousine
Par daniel.san le lundi, avril 19 2010, 20:43 - News
Le Salon de Pékin ouvra à la fin de semaine et, avec la conjonction de l'exposition universelle de Shanghai (du 1er mai au 31 octobre), la marque aux chevrons a dévoilé un prototype qui montre bien que le style maison n'est pas en panne. Après le Survolt de Genève, voilà donc la Metropolis, une vision chinoise de la limousine puisqu'elle est due au bureau de design détaché de Shanghai, créé en 2008.
Présent en Chine depuis près de 20 ans et content d'y être car le pays est devenu le premier marché mondial désormais, Citroën réaffirme sa présence après avoir connu, avec 165 000 livraisons (+57,5 %), sa meilleure performance historique. Si la progression est impressionnante, elle intervient après une contraction qui explique cela.
Pour atteindre ses objectifs, la Marque déjà présente dans 210 villes et avec l'objectif pour la fin de l'année d'en couvrir 230, peut compter sur les familles C Elysée et C-Quatre alors que les premières livraisons de C5 ont commencé en début d'année. Metropolis apparaît dans ce contexte où le haut de gamme de grande taille est apprécié. Le prototype, une sorte de C6 aux yeux bridés et aux lignes tendues de coupé à quatre portes veut témoigner de l'avant-gardisme de la marque, en rapport avec le dynamisme de toutes les grandes mégalopoles chinoises. Mais comme la protection de l'environnement est une notion qui monte en Chine, c'est naturellement une chaine de traction Hybride Plug in qui a été retenue.
samedi, avril 17 2010
Un lycéen strasbourgeois a forcé 154 Twingo en un an
Par daniel.san le samedi, avril 17 2010, 17:01 - News
Un lycéen de 21 ans, qui avait ouvert pas moins de 154 Twingo entre avril 2009 et avril 2010, a été interpellé jeudi 15 avril à Strasbourg, apprend-on auprès de la police. Ce Mosellan, qui agissait surtout dans le quartier des facultés, opérait exclusivement sur des Twingo. Il disposait d'une technique qui lui permettait d'entrer dans les voitures en pliant les portières.
Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés et a expliqué qu'il pénétrait dans ces véhicules pour y boire et y fumer à l'abri. Il en profitait aussi pour faire main basse sur les divers objets qui pouvaient s'y trouver, comme des clés USB ou de la menue monnaie.
Le jeune homme avait enseigné sa technique à deux complices, ce qui a provoqué sa perte : ses deux émules ont été interpellés en état d'ivresse le 8 avril. Ils ont avoué aux policiers qu'ils avaient forcé 38 Twingo pour l'un, et 5 pour l'autre, en expliquant "la formation" qu'ils avaient reçue de la part du lycéen mosellan. Tous les trois ont reçu une convocation au tribunal.
vendredi, avril 16 2010
Le nuage de cendres est arrivé sur la France
Par daniel.san le vendredi, avril 16 2010, 08:35 - News
VOLCAN - Les particules ne seraient pas dangereuses pour la santé, mais pourraient causer des dégats dans les réacteurs d'avions...
Mercredi, ça ne concernait que 800 Islandais. Mais jeudi, c'est toute l'Europe du Nord et une partie des Etats-Unis qui étaient bloquées par le nuage de cendres crachées depuis deux jours par un volcan en Islande.
>> L'évolution du trafic aérien en temps réel, c'est par ici
En prévision de son arrivée sur la France dans la soirée, la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a fait fermer 25 aéroports dans le nord de l'Hexagone, dont Orly et Roissy, à Paris, jusqu'à au moins ce vendredi 14h.
Pas de danger pour l'homme
Selon Emmanuel Bocrie, ingénieur prévisionniste à Météo France, le nuage devait se situer au nord d'une ligne Cherbourg-Paris-Metz, vers 2h du matin et gagner ensuite l'est de l'Europe. La Direction générale de la santé a cependant indiqué jeudi qu'il n'y avait «pas actuellement de risque significatif pour la santé.» Avant d'ajouter: «Si cela s'avère nécessaire des recommandations sanitaires seront émises.»
Pour les réacteurs d'avions, c'est une autre histoire. «L'air a été modifié, témoigne Jean-Christophe Minot, le président de l'aéroport de Lille. On ne connaît pas les conséquences de ces particules sur les réacteurs. Le principe de précaution a été appliqué de façon intelligente.»
Le salut viendra du vent
Ainsi, l'aéroport de Lille a dû réquisitionner des chambres d'hôtels pour héberger certains passagers. Et jeudi soir, les files d'attentes aux comptoirs de Roissy s'allongeaient considérablement. Air France a aussi annoncé que tous ses vols au départ et à l'arrivée de Paris étaient annulés ce vendredi matin. La moitié des vols transatlantiques devrait l'être aussi.
Le salut viendra du vent chargé de «diffuser» les particules. Quant à l'éruption, «c'est extrêmement variable, a déclaré à l'AFP Magnus Tumi Gudmunsson, un professeur islandais de géophysique. Cela peut aller de plusieurs jours à plus d'un an.»
jeudi, avril 15 2010
Pas d’iPad pour le gouvernement
Par daniel.san le jeudi, avril 15 2010, 15:24 - News
Si le gouvernement suit l’avis de Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’Économie numérique, l’iPad n’est pas prêt de débarquer sur la table des ministres. En effet, malgré le fait que François Fillon ait déclaré qu’il soit un adepte de la pomme californienne, allant jusqu’à posséder sa propre application sur l’AppStore (lire « Le gouvernement présente son appli »), la secrétaire n’est pas exactement du même avis que le chef du gouvernement, notamment concernant le cas de l’iPad et des tablettes numériques.
Dans une interview ce matin sur RMC, Nathalie Kosciusko-Morizet a livré ses premières impressions sur l’iPad : « un peu lourd », malgré les qualité esthétique de la tablette « très beau, très esthétique ». Pour elle, certaines sociétés françaises développent des produits « qui sont au moins aussi bien » en vantant les mérites de la société Archos, dont la tablette « est plus légère » (l’Archos 9PCTablet fonctionne sous Windows 7, est effroyablement lente et pèse 800 grammes, contre 680 pour l’iPad… Espérons que NKM ne parle pas de ce modèle).
Archos a en effet annoncé le lancement de ses propres tablettes, surfant sur la vague et le succès de l’iPad (lire « iPad : les concurrents en profitent »).
mercredi, avril 14 2010
Neutralité Internet : “le léger soupçon sur les opérateurs” est-il levé ?
Par daniel.san le mercredi, avril 14 2010, 10:18 - News
Forum ARCEP - neutralité des réseaux : 3 opérateurs (Orange, Bouygues, Vodafone) et 2 fournisseurs de services (Dailymotion et Google) confrontent leurs points de vue. D'où vient cette sensation que l'on retient les coups ?
- Actualité
La neutralité des réseaux, quelle vision et quelle application ? Ce vaste débat a fait l’objet d’un colloque de l’ARCEP.
Mais les intérêts sont mouvants entre les opérateurs - FAI, les fournisseurs de contenus et de services tandis que les pouvoirs publics tentent de faire émerger une ligne directrice.
Au-delà du principe de “neutralité des réseaux” dont la définition peut varier en fonction des intérêts des acteurs de l’Internet, quel est l’état des lieux en France (gestion du trafic, tarification et partage de la valeur) alors qu’une consultation publique sur le sujet vient d’être lancée par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique.
Les nuances commencent avec Stéphane Richard, Directeur Général de France Telecom - Orange, qui préfère parler “d’Internet ouvert” plutôt que “neutralité des réseaux” avec des dimensions “d’ouverture, de liberté et de partage consubstantielles au succès d’Internet”.
Le nouveau patron de France Telecom regarde le sujet d’un oeil encore extérieur mais il considère que la “remise en cause de l’ADN de la Toile serait voué à l’échec et un bien mauvais calcul”.
Les opérateurs seraient-ils tentés de réguler le trafic en fonction des contenus consommateurs de bande passante ? “On peut balayer les légers soupçons qui pèsent sur les opérateurs télécoms au nom de la gestion du trafic”, commente Stéphane Richard.
Tout en soulignant qu’il faut “regarder les réalités économiques” et “ne pas être naïf sur l’économie Internet avec des enjeux très importants (…) ayant des impacts sur des secteurs entiers de l’économie.”
Fibre optique, extension de la 3G, évolution vers la 4G…les opérateurs sont en première ligne pour assurer les investissements massifs lié au haut débit et au très haut débit fixe et mobile.
“L’iPad en 3G va poser des questions concrètes en termes de consommation de bande passante. On n’en a pas pris totalement la mesure”, souligne Stéphane Richard.
Autre réflexion que suscite le patron de France Telecom : la nécessaire “équité de la concurrence”, notamment sur le marché de la publicité en ligne.
“Il faut que le contrôle soit exhaustif sur l’ensemble de la chaîne de valeur (…) Un acteur planétaire n’est pas facile à saisir par les autorités nationales…Vous voyez à qui je pense”, glisse-t-il en faisant allusion à Google (à la même table ronde figure Richard Whitt, Directeur des relations institutionnelles chez Google).
“Ce léger soupçon sur les opérateurs”, Martin Rogard, Directeur général de Dailymotion France, s’en souvient encore.
Au cours de l’été 2007, des abonnés de Neuf se plaignent à Dailymotion car ils rencontrent des difficultés d’accès à la plate-forme vidéos.
Le service était fortement dégradé pour les abonnés de Neuf (avalé depuis par SFR) “du fait de négociation commerciale en suspens”.
Réaction fulgurante des responsables de Dailymotion de l’époque : “en fonction des adresses IP liées à Neuf, nous invitions les abonnés du FAI accédant à notre page d’accueil à contacter la hotline de Neuf pour les réclamations concernant le service dégradé.
Un cas de violation de la neutralité Internet qui aurait commencé à coûter cher au FAI en termes d’assistances téléphoniques…
Martin Rogard rappelle que la “question originelle” de la neutralité Internet est poussée à travers l’Association des services Internet communautaires (ASIC), “unique en Europe” dont la création remonte à décembre 2007.
Existe-il une différence de traitement dans la neutralité des réseaux entre le fixe et le mobile ? Pas vraiment, considère le représentant de Dailymotion. “C’est dans la téléphonie mobile qu’il y avait plus de raisons de craindre un Internet fermé.
Hors, on constate une certaine ouverture et une mise en avant de nos offres commerciales”.Il se montre plutôt agréablement surpris par les campagnes d’affichage des opérateurs proposant des abonnements mobiles avec accès à des services de contenus comme Facebook, iTunes…et Dailymotion.
Concernant le financement direct du réseau, Dailymotion revendique une “approche divergente” de celle de France Telecom-Orange.
La plate-forme vidéos apporte déjà une “contribution” en investissant dans les plates-formes serveurs et les dispositifs de caching (via des content delivery network ou CDN) pour rapprocher le contenu des internautes et améliorer la qualité finale du service. “C’est le poste de coûts le plus important chez nous”, assure Martin Rogard.
Il rappelle également la différence de poids de marché entre la publicité en ligne (3 milliards d’euros par an), dominée par Google et le marché télécoms (10 milliards d’euros).
“Nous ne sommes pas complètement opposés à un partage des revenus de l’abonnement entre FAI et contenus”, poursuit Martin Rogard. “Si des Etats Généraux de l’abonnement étaient organisés, nous y participerions volontiers.”
Chez Bouygues Telecom, on prône un “Internet ouvert” et on se prononce “contre les exclusivités”.
Emmanuel Forest, Vice-Président chez l’opérateur, prône “une formule de segmentation de marché” pour “faire payer” à sa juste valeur “la qualité de service souhaité par le client”.
“Le fait de garantir un débit maximum jusqu’à un certain volume de gigaoctets consommés puis de passer en accès dégradé n’est pas une approche toujours comprise par le consommateur”, constate le représentant de l’opérateur mobile. Alors pourquoi ne pas tenter des offres alternatives avec un débit constant vraiment illimité mais le débit serait moindre…
Sur la question de l’accès aux contenus, Emmanuel Forest se rappelle des débats liés au wap locking au débat des années 2000 (ou le fait de maintenir ses client sur un portail propriétaire). “[Avec l'iPhone], Apple ne fait-il pas pire aujourd’hui ? On peut se le demander.”
Est-ce étonnant de sa part ? Benjamin Bayart, Président du FAI alternatif French Data Network (FDN), cherche à casser le pseudo-consensus autour de la neutralité Internet.
Il rappelle un principe sans concession avant toute considération d’ordre économique. “C’est fondamental : n’importe quel point du réseau peut émettre vers n’importe quel autre point de réseau. Tout point du réseau doit accéder à tous les contenus et doit avoir la possibilité d’émettre tous types de contenus.”
Mais la théorie ne passe pas le cap de la pratique. “Je voudrais placer un serveur Web derrière mon mobile mais mon opérateur me l’interdit.”
Selon Benjamin Bayart, les investissements des opérateurs sont nécessaires sur la boucle locale mais les problèmes de saturation viennent surtout des backbones de transport (”le moins cher à updater”).
De son côté, Matthew Kirk, Directeur des Affaires publiques chez Vodafone, rappelle le noyau principal du service de l’opérateur : “ouverture”, “non-discrimination”, “facilité d’accès”.
Le groupe mondial de téléphonie mobile, d’origine britannique, ne recenserait pas de problème de congestion de trafic sur son réseau. Il cite une étude télécoms de 2008 selon laquelle le trafic vidéo à la demande et partage de fichiers représenteraient 72% du trafic data mais seulement 8% des revenus des opérateurs.
La contribution de Richard Whitt, Directeur des relations institutionnelles chez Google, est centrée sur l’accès universel au haut débit, l’ouverture, l’innovation et le choix des consommateurs.
Mais le représentant du groupe Internet ne sera guère écorné sur des sujets qui fâchent, notamment son poids prédominant dans la publicité en ligne.
A entendre les différentes contributions, il demeure une impression de formules fédératrices sans réelle conviction, de désunion, de non-dit et d’affrontements en coulisse plus violents…
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